• Kévin Gillon

5 phrases à ne pas respecter obligatoirement pour trouver sa voie professionnelle !

Un jour, quelqu'un m'a dit : "Toi travailler dans la communication et la photographie ? Tu es bon pour travailler à l'usine". C'est l'une des phrases qui m'a lancé le défi d'essayer tout ce que je voulais avant de m'avouer vaincu ! Alors, j'ai essayé les métiers de marin pécheur, militaire, serveur, comédien, coach sportif et ouvrier du bâtiment. Voici donc les 5 phrases à ne pas respecter obligatoirement pour trouver votre voie professionnelle.



Phrase n°1 : Si tu as besoin d'aide, demande à papa et maman !

Jamais mon parcours de vie ne laissait présager tout cela. A ma naissance, ma mère avait 15 ans et entre divorces et violences diverses, je vous garantis que tout n’a pas été si simple. Je suis l'aîné de 5 sœurs et 2 frères. Avec cette grande famille, j’ai appris à être autonome très tôt, à gérer “un groupe” et à en prendre soin. Dès l’enfance, et par ce mode de vie*, j’ai développé un caractère autodidacte et philanthrope sans papa et sans maman !

VIE* Opportunité à saisir immédiatement.


Phrase n°2 : Il te faut des diplômes si tu veux trouver ta voie !

Qui dit grande famille, dit risque de scolarité tumultueuse, je n’y ai pas échappé. Mon histoire m’a orienté vers un parcours sans études, sans copains du lycée, sans examen de fin d’année, j’ai quitté le système scolaire prématurément à l’âge de 14 ans. De toute façon j'avais tout le temps en dessous de 8/20 de moyenne. J’ai involontairement suivi un cursus pédagogique inverse à la normale, le monde du travail et ensuite les études. Mais j'ai surtout suivi ma curieuse envie d'apprendre : la photographie et l'infographie, la préparation physique et la biomécanique, le naturalisme . J'avais des milliards de données disponibles à ma portée grâce à internet. J'avais l'opportunité de devenir celui que je voulais être et cela en totale liberté* et sans aucun diplôme !


*LIBERTÉ Votre plus grande richesse.


Mission de rénovation d'une école maternelle / Sénégal / Kobongoye 1 / 23 jours / Mars 2013


Phrase n°3 : Arrête de rêver, ce n'est pas comme ça que tu seras heureux !

Comme pour beaucoup, il m’a été difficile de trouver ce pour quoi j’étais fait : trouver le métier qui nous passionne est une véritable course à obstacles ! J’ai donc, avant de me trouver professionnellement, rêvé de nombreux métiers, très différents les uns des autres, soit dans le but de gagner de l’argent soit par envie. De toute façon le meilleur moyen de savoir si un métier est celui de nos rêves, c’est comme pour les chaussures ! Il faut essayer ! Alors, j’ai essayé : marin, ouvrier, comédien, serveur, militaire… Cette alternance de métiers différents a eu ses limites mais a aussi su révéler certaines choses en moi.


Certains trouvent mon parcours instable et irraisonné, d’autres audacieux et courageux : et bien je crois que tout le monde a raison, c’est ça mon parcours ! Avec le temps, toute “chute” a un côté bénéfique, toute tentative d’avancer est un nouveau jour* derrière l’autre ! Du coup, j’aime me dire que le temps a pour fonction de faire grandir chacun d’entre nous et que le perdre, c’est perdre une partie de nous. C'est en voulant rêver que l'on évite les cauchemars.


30 000 JOURS *durée moyenne d’une vie en France.


Phrase n°4 : La curiosité et la créativité, ça ne va pas te nourrir !

J’ai été comédien. Peut-être l’un des métiers révélateurs de ma personnalité. J’ai toujours adoré m'exprimer ! Les arts visuels : inventer, créer de mes mains… comme ces nombreux dessins dont me parle souvent ma grand-mère, ou ce karting fabriqué de toutes pièces à l’aide d’un vieux moteur de mobylette 51 mbk, de roues de poussette et de palettes industrielles. A 12 ans, l’imagination débordante, j’adorais m’occuper avec rien ! Ce métier de comédien, cette soi-disante preuve d’instabilité, est irréfutablement l’élément déclencheur et révélateur de ma vie. Oui, un jour, en été 2004 plus précisément, j’ai eu l’occasion lors de vacances scolaires (les dernières !) de participer à la réalisation d’un court-métrage régi par le centre social de ma ville natale située à Saint-Martin-Boulogne.


Ce projet révélateur m’a valu le second rôle masculin au Festival National des Cinés CAJ d’Amiens, et surtout, il m’a permis de faire la fabuleuse rencontre de celui qui deviendra un ami très proche : Steve Vrielynck, chargé de communication du Centre Social, et avant tout un artiste polyvalent talentueux, infographiste, photographe, vidéaste et même compositeur. Il a su déceler en moi du potentiel au travers de mes expériences créatives dans le monde du court-métrage, est devenu en quelque sorte mon mentor de 2004 à 2012 et m’a permis de découvrir le métier de chargé de communication et d’infographiste.


S’en est suivie en 2012 de ma première mission en tant que chargé de communication (C.C), à LONDRES : je ne parlais pas un mot d'anglais, c'était folklo mais j'ai fait le job !


2013, de retour en France et grâce à l'une des personnes les plus influentes de mon parcours, Olivier Caboche (directeur et personnalité publique locale spécialisée dans l'accompagnement emploi), par sa confiance, j'ai signé mon premier contrat de travail en tant que C.C dans une association d'insertion sociale et professionnelle. Aujourd'hui en 2021, je suis toujours à ses côtés dans une mission plus importante au sein de l'Association Mission Insertion Emploi du Boulonnais où finalement je gagne ma vie pour être curieux et créatif !



Phrase n°5 : Trop de sport tue le sport, tu devrais plutôt chercher du travail !

Les arts et l'esprit créatif c'est bien mais certains se diront “oui mais le corps dans tout ça ?”. Je suis d’accord, bien dans le corps, bien dans l’esprit. J’ai toujours fait du sport, j'ai toujours été dans les 3 premiers aux cross des collèges sans même en être vraiment conscient, il fallait courir alors je courrais... J'ai toujours aimé me lancer des défis physiques et mentaux et cela assez tôt. Entre 10 et 12 ans, il m'arrivait régulièrement de faire plus ou moins 6km en courant de la ville à la campagne, en cachette le mercredi. En cachette? Oui, oui ! Pour aller voir mes cousins ! En cachette, car je faisais croire à ma mère que j'y allais en voiture avec ma tante (la mère de mes cousins) qui soi-disant venait me chercher à l'arrêt de bus pas très loin de chez moi. C'était sans doute les premiers signes de mon côté baroudeur… et aussi cette envie irrépressible de ne pas perdre de temps et de profiter de chaque instant ! Depuis, j’ai été coach sportif spécialisé en gymnastique artistique et fitness pendant 9 années. J'ai aussi présidé l’association sportive où j'ai coaché pendant plusieurs années. Aujourd'hui, je pratique le CrossFit et des sports outdoor (randonnée, escalade, trail). D'ailleurs j'en suis arrivé à appréhender le Trail en montagne avec une course de 58km en 7h36 et 1450m de dénivelé positif. Moins cool, j'ai frôlé la mort avec une chute d'escalade en falaise de 7 mètres ! J'ai pris des risques, j'ai pleuré et vous savez quoi ? Je ne me suis jamais autant senti vivant qu'aujourd'hui. Le sport ne tue pas, il rend plus fort !



En conclusion

Vous l’avez compris, il est vital d’apprendre à se connaître soi-même, d'oser les échecs afin de déceler le potentiel qui existe en chacun de nous ou de nos idées. C’est magnifique de trouver son équilibre de vie pour être pleinement heureux ! C’est possible, j’en suis intimement persuadé, tout mon parcours de vie me démontre chaque jour qu’il est possible de réussir avec de la détermination, jusqu’à potentialiser tout ce que nous sommes personnellement et professionnellement ! Aujourd'hui, j'ai trouvé ma voie, je suis un photographe et créateur de contenu passionné par les gens, la nature et l'aventure.


"Les échecs sont des bonbons acidulés, amers au début et délicieux après".

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